mars 31, 2021

L’équipement adéquat pour bien manger en camping

Par Dany Coulombe

Quand je pense équipement pour manger à l’extérieur, je pense tout de suite aux bâches et aux abris de cuisine. Je dois avouer en être un adepte inconditionnel ! J’en possède 5…et je les utilise tous ! Ces abris portatifs, on peut les déplacer et les ranger facilement. 

Les bâches semblent être les mal aimées de plusieurs campeurs. C’est malheureux, car c’est une pièce d’équipement des plus polyvalentes. Une bonne bâche peut nous protéger de la pluie, du vent, du soleil et même des regards indésirables (on peut en faire une cabine de douche, par exemple !). Elle s’installe facilement (avec un peu de connaissance et de pratique), est durable et relativement compacte. 

On oublie la bâche de polyéthylène tressée, bleue ou blanche, qui peut dépanner de temps à autre, mais qui est bruyante et peu durable. On lui préfère une toile de nylon ou de polyester enduit d’uréthane ou de silicone, avec des coutures et des points d’ancrages renforcés et une coupe rectangulaire ou encore mieux, caténaire. 

La bâche caténaire, dont les côtés sont courbés et non droits, est plus facile à tendre et permet ainsi d’éviter les poches d’eau. Si on ajoute à la toile des cordelettes de qualité (et non pas ces affreux cordages jaunes de polypropylène tressé), en nylon, polyester et même, luxe total, deux pôles d’aluminium démontables, on a une pièce d’équipement performante et aux nombreux attributs. Bien sûr, il faudra connaître quelques nœuds et se pratiquer avant le grand jour, mais l’effort en vaut la chandelle. Pour une protection supplémentaire, il est possible d’installer sous la bâche un filet moustiquaire anti-brûlots. Un système compact et polyvalent, je vous disais ! 

Pour une installation plus permanente et plus facile à monter, bien que plus lourde, volumineuse et surtout moins polyvalente, on pourra opter pour un abri cuisine avec une armature. Ici encore, il faudra faire attention à certains détails. Par exemple, plusieurs abris proposent des filets moustiquaires aux mailles trop larges qui laissent la voie libre aux brûlots ou des filets de trop petites dimensions qui restreignent la ventilation. 

Certains n’offrent que deux portes alors que d’autres en proposent quatre, ce qui est plus pratique. Que les murs soient verticaux ou inclinés vers l’extérieur, vous pouvez être certain qu’en cas de pluie, l’eau pénètrera à l’intérieur, à moins d’installer une bâche sur l’abri ou que ce dernier soit équipé de panneaux amovibles, étanches et opaques. Dans toutes ces options, la qualité des fermetures éclair est un élément important à considérer, puisque, même lors d’un usage normal, elles seront soumises à un stress important (tension latérale, usure due au sable, etc.). Ces panneaux, bien qu’ils ajoutent à la masse totale (et au prix), offrent également l’avantage d’offrir plus d’intimité, le cas échéant. Malheureusement, la toile de la toiture n’est pas toujours étanche. Si on veut se protéger des averses, il faudra alors s’en assurer avant l’achat ou toujours prévoir une bâche, au cas-où ! Enfin, l’armature joue un rôle important dans la masse, la solidité du montage et la facilité du montage et du démontage. Des tubulures d’acier (ou mieux, d’aluminium) reliées par un cordon élastique sont populaires. Il faudra toujours prévoir installer des haubans afin d’ancrer solidement l’abri au sol, même si la structure nous semble solide à priori. La plupart des abris n’ont pas de plancher. C’est en effet plus pratique. Un plancher s’userait très rapidement, risquerait d’être perforé par les objets chauds et augmenterait la masse (encore !). Si on le désire, on peut toujours prévoir un tapis synthétique, comme celui utilisé à la porte du véhicule récréatif.

À la table 

Quand vient le temps de popoter en plein air, outre l’indispensable réchaud, plusieurs options s’offrent à nous. Il serait trop long de faire ici un survol des accessoires de cuisine disponibles. Allons donc à l’essentiel…

Bien qu’il soit tout à fait possible d’utiliser les chaudrons, bols, assiettes et ustensiles de la maison, il peut arriver que l’on veuille alléger la charge et diminuer le volume de l’ensemble. C’est le cas, par exemple, si l’on campe sous la tente ou même dans une autocaravane de classe B. Dans ces cas, des gamelles de camping qui s’emboîtent les unes dans les autres sont à considérer. 

Si l’aluminium recouvert d’un enduit adhésif est léger, pratique et conduit bien la chaleur, on pourrait lui préférer l’acier inoxydable si on veut maximiser la durabilité et diminuer les risques de contamination possible par les enduits, mais ce, au détriment de la masse et de la conductibilité thermique. Ainsi, on préférera des bols aux assiettes. Ils se rangent facilement un dans l’autre et diminuent les risques de tout renverser en mangeant. Bien que l’acier inoxydable soit ici une option, les plastiques dominent largement le marché. Un bol en thermoplastique comme le polyéthylène est léger, durable et économique, mais il devient mou avec une soupe chaude et absorbe les gras et les odeurs des aliments qu’on y verse. Les polycarbonates et autres copolymères sont plus cassants. Toutefois, ils présentent moins ce problème d’absorption et donc aussi de migration des particules de plastique dans les aliments. On peut avoir le même raisonnement avec les verres. Boire du vin dans un verre d’acier inoxydable donne toujours un petit goût métallique, alors que celui de thermoplastique, en plus du goût caractéristique, risque de rester taché. Le copolymère transparent a définitivement la cote, ici. Les ustensiles de nylon sont relativement résistants à la chaleur, en plus d’être légers, économiques et…populaires !

Il y a bien une exception : un bon couteau en acier inoxydable n’a pas son équivalent dans un matériau synthétique. Bien qu’il soit possible de tout acheter à l’unité, il est souvent plus économique et pratique de se procurer une pochette déjà montée. On se retrouve cependant toujours avec des items plus ou moins utiles alors qu’il en manque d’autres. Il faudra inévitablement faire le ménage et compléter l’ensemble.

Source : Camper au Québec 2020