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FÉDÉRATION

50 ans d'histoire

 L'année 2017 marque le 50e anniversaire de la Fédération québécoise de camping caravaning.
 Cette page vous permettra de découvrir, au fil des décennies, la riche histoire de la FQCC.


 • Décennies : 1967-1977 | 1977-1987 | 1987-1997 | 1997-2007 | 2007-2017

 


1967-1977
Engouement, crise et renaissance

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La fin des années 1960 foisonne d’évènements importants au Québec. Outre la création de la FQCC, il y a Expo 67, les Canadiens de Montréal qui remportent à nouveau la coupe Stanley, les Expos qui jouent leur première partie de baseball et, au Théâtre du Rideau Vert à Montréal, voilà qu’on joue pour la première fois la désormais célèbre pièce Les belles-soeurs de Michel Tremblay. Lever de rideau sur la naissance de la Fédération québécoise de camping et de caravaning !

2À cette époque, dans un élan de modernisation, le gouvernement du Québec met en place le Haut-Commissariat à la jeunesse, aux loisirs et aux sports, l’ancêtre, en quelque sorte, de l’actuel ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport. Dans cette foulée, des clubs de camping du Québec se concertent et décident de former, le 24 aout 1967, la Fédération québécoise de camping et de caravaning (FQCC).

3Comme les années 1960 sont propices à tout remettre en question, on ne réfléchit pas seulement à « comment camper », à la FQCC, mais aussi à « pourquoi camper » et aux impacts de l’activité sur la société et l’environnement. « Le camping, ce mode d’hébergement vieux comme le monde, a subi bien des transformations […] depuis les quinze dernières années. Ce phénomène est né d’un besoin qu’ont les hommes de se récréer pour se calmer d’une vie de plus en plus trépidante. Le camping est un moyen par excellence pour se reposer, voyager et connaitre des horizons nouveaux […] », dira Lucien Rhéaume, le premier président de la FQCC (1967-1968), dans le magazine Camping Caravaning Plein Air de l’été 1973.

4Il dira aussi : « on vient de découvrir que l’industrie touristique est génératrice d’emplois, on peut créer 57 emplois nouveaux par milliers de visiteurs […]. Aux États-Unis, en 1960, les parcs nationaux recevaient 26 millions de visiteurs tandis qu’en 1971, ces mêmes parcs en accueillaient 171 millions, soit un accroissement de 570 % en 10 ans seulement. […] Par contre, cela a quelquefois ébranlé l’écologie de certains coins de la nature ».

On est petits, mais on voit grand

Après le passage de Lucien Rhéaume à la présidence, la jeune fédération sera dirigée par Jean Boudreau (1968-1969), puis par Pierre-Marc Paquette (1969-1972) et Lionel Beaucage (1972-1974). Soutenus par leurs équipes respectives, ces derniers voient grand pour le petit organisme : ils multiplient les projets… et les dépenses pour les réaliser. Ainsi, entre 1969 et 1972, le magazine Camping Caravaning Plein Air est lancé, 35 clubs de camping deviennent membres de la FQCC et les activités de camping se multiplient. En 1974, la fédération acquiert même un camion pour transporter les équipements sur les lieux des activités, afin de bien servir ses membres.

En 1974 et 1975, sous la présidence de Claude Gagné, la FQCC atteint le nombre record de 75 clubs affiliés, ce qui représente plus de 6 000 familles membres, mais des difficultés financières commencent à miner l’organisme. En effet, une mauvaise gestion du magazine Camping Caravaning Plein Air et de la direction de la FQCC entrainent des résultats financiers désastreux et tous les postes permanents ainsi que les subventions gouvernementales sont coupés. En pleine crise, les bénévoles de la FQCC doivent assurer la gestion de l’organisme. On frôle la catastrophe, d’autant plus que le Haut-Commissariat à la jeunesse, aux loisirs et au sport exige une restructuration complète de l’organisation afin de rendre son mode de fonctionnement plus démocratique. Une réflexion s’impose donc, et sans tarder…

6Un nouvel élan

À la fin de l’année 1976, sous la présidence du grand responsable de la relance de la FQCC, Marc Boivin, la dette contractée pour maintenir la fédération à flot est remise sur 5 ans et on est enfin prêt à faire bouger les choses. Afin de permettre à la FQCC de renaitre, les membres de la fédération adoptent en assemblée générale de nouveaux règlements qui satisferont aux exigences du Haut-Commissariat : dorénavant, les campeurs deviendront membres de façon individuelle et seront ensuite répartis selon leur lieu de résidence dans l’une des 16 associations régionales de camping et de caravaning, les ARCC. Certains clubs protestent vigoureusement, mais ils finissent par accepter de coopérer.

Après cette restructuration majeure, la FQCC peut se permettre d’engager un directeur exécutif, Irman Bolduc, qui entrera en fonction en décembre 1976 avec un mandat très clair. Il doit aider à mettre en place la restructuration et élaborer un plan de développement pour la fédération. « Je suis entré en poste en ayant à ma disposition un budget de fonctionnement d’à peine 55 000 $ et une secrétaire travaillant à mi-temps », se rappelle M. Bolduc.

Une fois la FQCC stabilisée, le retour d’activités variées témoigne de sa vitalité renouvelée. Ainsi, le concours de la Famille provinciale du camping, commandité par la Banque provinciale, met en valeur un mode de vie sain tandis que l’organisation de « rallyes voyages » et de « rallyes vacances » laisse présager la création des circuits-caravanes actuellement offerts par Voyages FQCC. « Ces rallyes, offerts à un prix très accessible, regroupaient pas moins de 30 véhicules récréatifs, encadrés par un chef de caravane et un serre-file bénévoles. Tous ces campeurs partaient en même temps à la découverte d’une région du Québec. En formule “voyage”, les participants se déplaçaient tous les jours alors qu’en formule vacances, une fois à destination, ils restaient au même camping pendant une semaine et ils rayonnaient dans les environs à partir de là », explique Irman Bolduc.

Une autre réalisation atteste de ce renouveau en 1976 : le début de la publication Bonjour Campeur, un bulletin d’information modeste (plus question de se lancer dans les grandes dépenses !), mais sérieux et bien fait, qui s’étoffera continuellement au fil des ans. Au terme de cette première décennie, la FQCC compte 600 familles membres.

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La petite histoire du camping

Bien avant que des personnes aient la bonne idée de se regrouper afin de former des clubs de camping et créent finalement la FQCC, comment le camping, lui, a-t-il vu le jour ?

Le camping existe depuis que l’humanité a fait ses premiers pas sur Terre. On n’a qu’à penser aux peuples migratoires de la préhistoire ou encore à la marche des armées à la conquête de nouveaux territoires. Quelle qu’ait été la raison de leurs déplacements, ces gens devaient bivouaquer le soir venu, histoire de se sustenter et de se reposer afin d’attaquer la journée du lendemain. Cette première forme de camping n’était pas une question de plaisir, mais de survie.

Le camping tel qu’on le connait aujourd’hui – un loisir où le plaisir prend toute la place – a vu le jour vers la fin du 19siècle. Un consensus attribue aux Britanniques d’être les « pères » du camping, suivis de près par les Français et les Américains. Le mot camping trouve d’ailleurs son origine dans l’expression anglaise to camp, que l’on peut traduire par « établir son camp ».

Le Britannique Thomas Hiram Holding est le premier à avoir rédigé, en 1908, le Camper’s Handbook (le guide du campeur) qui exposait les rudiments du camping. On suppose que l’avide campeur a acquis son expertise lors de ses nombreux voyages, notamment celui effectué en 1853 avec sa famille, alors qu’il n’était âgé que de 9 ans, dans les prairies de l’ouest des États-Unis. Un périple de près de 2 000 kilomètres, en chariot ! Plus tard, il poursuivra ses explorations en Irlande, en Écosse et en Grande-Bretagne, tantôt en canot, tantôt en vélo, quand ce n’était pas à dos de cheval !

La pratique du camping apparait dans les sociétés industrielles vers 1940. Les congés payés et la fin de l’année scolaire des enfants contribuent à l’engouement. Les premiers campeurs cherchent à fuir la pollution des villes (n’oublions pas qu’à cette époque, le charbon et d’autres polluants fournissaient les villes en énergie, avant l’avènement de l’électricité) pour retrouver un lien avec la nature et respirer – littéralement ! – un « bon air frais ».

Grâce à la démocratisation de la voiture, les campeurs peuvent parcourir de plus grandes distances avant de planter leurs piquets de tente. Ils peuvent même tracter une « roulotte » qui logera toute la famille durant un séjour en plein air. Toutefois, ces joyeuses migrations familiales ont un impact sur l’environnement et les villages qui se trouvent à proximité des lieux de camping privilégiés par les campeurs. Le premier décret sur le camping parait en France en 1959 ; il permet de limiter le camping « sauvage », notamment sur les côtes prises d’assaut par d’avides campeurs et baigneurs.

Dans les décennies suivantes, en Europe et en Amérique du Nord, le développement des terrains de camping connait une croissance soutenue – à ce jour, au Québec seulement, on dénombre plus de 900 terrains de camping ! – qui permet de populariser le camping, car au début, seuls les riches aristocrates pouvaient se permettent ce loisir. Qui l’eut cru ? Le camping a d’abord été aristocratique !


En bref...

depPour et par des bénévoles
La FQCC a été fondée en 1967 par des bénévoles afin de réunir les clubs de camping déjà existants et amorcer un regroupement de tous les éléments de camping au Québec.
Extrait du dépliant de l’adhérent

presDigne d'un président
Certainement inspiré par le défunt président américain, John F. Kennedy, Marc Boivin, président du conseil d’administration de la FQCC, lancera à ses troupes : « n’attendez pas que la fédération fasse quelque chose pour vous, mais demandez-vous ce que vous pouvez faire pour elle ».

 


IBCe qu'Irman Bolduc retient de cette décennie

Les premiers 10 ans de la FQCC ont été marqués par un changement de cap radical, au milieu des années 1970. La structuration complète de l’organisme, imposée par une faillite et un arrêt des subventions, a obligé les administrateurs à oser de nouvelles façons de faire. Ces dernières ont assuré la survie de la fédération, permis son développement et rendu possible son rayonnement au cours des décennies suivantes. Irman Bolduc se replonge dans le bouillonnement qui animait la FQCC à son arrivée en poste.

« J’ai été embauché comme directeur exécutif par le président de l’époque, Marc Boivin, en décembre 1976 afin d’aider à la restructuration de l’organisme, de hausser le nombre d’adhérents et de produire un plan de développement réalisable et cohérent », se rappelle-t-il. Il faut se souvenir qu’en 1976, rien n’allait pour la FQCC. Son budget était déficitaire, elle venait d’adopter un nouveau mode d’adhésion, individuel, qui ne faisait pas encore l’unanimité et le nombre de membres oscillait autour de 600 familles. « J’ai déposé un plan de développement au printemps 1977 – le premier dont s’est doté l’organisation – et on a commencé à travailler à partir de ça », se remémore M. Bolduc.

L’un des premiers dossiers que le conseil d’administration a déposés sur le bureau du jeune directeur exécutif était celui du concours de la Famille provinciale du camping, un projet mis sur pied par le père Marcel de la Sablonnière dans les années 1960 et que la FQCC avait accepté d’organiser. « Je n’y connaissais rien, alors j’ai dû me mettre en mode rattrapage. Le concours comportait plusieurs étapes de sélection des candidats, en région, et en guise de grande finale, le dévoilement du nom de la famille gagnante avait lieu à Montréal lors du Salon Chasse et pêche du printemps, à la Place Bonaventure. C’était une vitrine promotionnelle exceptionnelle pour la fédération, car les gagnants devaient faire une tournée des campings du Québec pendant tout l’été et s’engager à donner des entrevues à la radio et à la télé », se souvient-il. Le concours fera des heureux jusqu’au début des années 1980. Il aura un impact significatif sur la hausse des adhésions pendant cette période, bien que cette dernière soit demeurée somme toute modeste.

En poste jusqu’en 2009, Irman Bolduc était présent lors de plusieurs moments déterminants de l’évolution de la fédération : la restructuration du conseil d’administration en 1985, le partenariat avec Leclerc Assurances et la naissance de l’agence de voyages en 1986, les rallyes internationaux à Bromont en 1992 et à Saint-Jean-sur-Richelieu en 2002, la création du magazine Camping Caravaning en 1996 et bien d’autres encore.

Ce que souhaite Irman Bolduc pour le 50e anniversaire de la FQCC, c’est que cette dernière conserve son extraordinaire capacité d’adaptation : le monde change et elle doit continuer de changer avec lui. « C’est le meilleur gage de réussite et de longévité pour la FQCC ».


Ligne du temps

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La publicité

La publicité a toujours été présente dans les publications produites et distribuées par la FQCC. En voici quelques exemples. Les reconnaissez-vous ?

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Quelques souvenirs...

sc2   Le premier logo de la fédération, créé en 1967.
     
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Document officiel des lettres patentes de la fédération, produit en 1967.
  lettrespatentes
     

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Lucien Rheaume
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